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Bruno Saby tire sa révérence !
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Ce n'est pas une surprise, Bruno Saby vient d'agir tel qui l'avait annoncé, dans une spéciale de la Baja espagnole, au petit matin avant que la canicule extérieure n'envahisse l'habitacle de son BMW X3CCs du Team X-Raid dans lequel il évoluait depuis le décès de Colin McRae :
« Je n'ai jamais programmé la fin de ma carrière, j'ai toujours dit, que le jour où j'arrêterai, la décision serait prise à chaud ! » déclarait-il.
Après 42 ans de licence, le Grenoblois qui donna toute sa vie au rallye (depuis 1967) puis au raid (1992) nous rappelle ses premiers faits d'armes sur les spéciales du Rallye Monte-Carlo auquel il participait pour la première fois en 1973, à son actif : 39 manches du Mondial. Il remporte ses premiers succès au volant d'une Renault 5 Turbo obtenant le titre national en 1981.
C'est au Tour de Corse 1986 que Saby, alors au volant d'une Peugeot 205 Turbo 16, sous la houlette de Jean Todt, qu'il empoche sa première victoire mondiale :
« A cette époque, Jean Todt m'avait programmé pour deux ans ! » mais la disparition du Groupe B entraîna le retrait de Peugeot et coupa l'herbe sous les pieds de la jeune recrue. Bruno rebondira au sein de l'équipe Lancia (1987) par une victoire sur le « Monte » en 1988. Il termina son épopée rallye dans sa propre équipe, en Championnat de France et toujours au volant de Lancia.
Une neuvième place au RAC mettait un terme à sa carrière de rallyman avant qu'il ne se tourne vers le rallye-raid entraînant comme navigateur son ami (déjà dans sa structure rallye) Dominique Serieys (actuellement, directeur de Mitsubishi Ralliart). Vainqueur ensemble du Dakar 1993 avec la marque aux diamants, en 2005, il épingle le titre (avec Michel Perin) en Coupe du Monde des Rallyes tout-terrain pour Volkswagen.
« J'aimais mon métier. C'était ma vie, mes plaisirs, mes joies et mes peines. Je n'ai plus tous les éléments pour continuer ! » poursuivait Saby.
« Dans ce cas, il ne faut pas se forcer, quand les ressources nécessaires sont insuffisantes pour maintenir la motivation surtout en travaillant au coup par coup, comme c'est le cas actuellement car, il faut être à 100% en permanence et avec des missions spécifiques. J'ai toujours collaboré à des programmes pour atteindre des objectifs, ce n'est plus le cas ! La décision fut très dure à prendre mais elle gomme l'égoïsme qui caractérise les pilotes que nous sommes, l'exemple de mes amis disparus qui ont voulu faire le rallye de trop m'a décidé aussi ! »